Paroles d’enseignantes

Géraldine DORMOY-TUNGATE, publié le

L’assassinat de Samuel Paty m’a donné envie de connaître le ressenti de celles qui, parmi vous, sont enseignantes. Il y a quelques jours, j’ai donc lancé un appel sur Instagram. Vos réponses m’ont tour à tour émue, bousculée, attristée, enthousiasmée. Merci à chacune pour ce partage (j’aurais accueilli des témoignages masculins avec autant d’intérêt, mais je n’en ai pas reçu).

Comme les mails étaient parfois très longs, parfois très en colère, je n’ai pas tout gardé. Je prie les personnes concernées de m’en excuser. Mon ancien métier de rédactrice en chef a pris le dessus. Ce travail d’édition n’avait qu’un seul but : rendre le propos de chacune le plus incisif possible – mais dans le respect des autres – afin de faciliter la lecture globale. Il y a toutefois quelques exceptions. La lettre de Valérie, en particulier, est si forte que je n’y ai presque pas touché.

J’espère que ces témoignages nourriront votre réflexion et nous aiderons à continuer de vivre ensemble, malgré tout. Moi, ils me permettent d’ajuster mon regard sur cette profession clé pour notre démocratie. Ils me donnent aussi envie de vous dire à toutes, chères professeures : merci pour tout ce que vous faites, je suis avec vous.

Valérie* : « La République tient grâce à l’École »
« Dimanche 18 octobre 2020. Il est 17h. Je rejoins la petite centaine de personnes rassemblées devant le parvis de l’hôtel de ville. Je cherche où sont ma collègue adjointe et les professeurs du collège. Je les trouve, les salue, du regard les étreins. Ils ont parfois roulé presque une heure pour être présents. Nous ne nous disons rien. Nul besoin. Nous avons froid. Nous portons tous des masques et nous regardons des personnes s’avancer l’une après l’autre pour déposer une rose, un dessin, une bougie, devant la photographie de Samuel Paty. Je suis cheffe d’établissement et représentante de l’État, je ne dois pas pleurer, pourtant je pleure.

J’ai toujours cru que j’étais devenue professeure puis cheffe d’établissement par hasard. Depuis vendredi soir, je sais que c’est faux. Je pense à mon arrière-arrière-grand-père paternel, hussard noir de la Troisième République et bouffeur de curés. Je pense à mon arrière-grand-mère, institutrice dans de petits villages de montagnes qui montraient des cartes représentant le chemin de fer à des enfants qui n’en avaient jamais vus. Je pense à ma grand-mère adorée Raymonde, institutrice pendant plus de quarante ans dans un petit village, aux paysans qui lui apportaient des grives et des fromages de chèvre pour la remercier d’instruire leurs enfants. Je suis dans l’Éducation Nationale parce qu’en moi vivent des convictions. Parce que peu importe d’où on vient, qui sont vos parents, quels que soient leurs bagages, leur parcours, dans mon pays, on a droit à un éducation gratuite, laïque et obligatoire. Je suis si honorée de pouvoir servir mon pays, d’être au service des enfants et des adolescents, de leur garantir une instruction libre de tous les carcans religieux et idéologiques.

Une école gratuite, laïque et obligatoire, est-ce encore possible dans une société qui se fracture, quand le vivre ensemble est si âpre au quotidien ? Ce ne sont pas des mots. Nous sommes malmenés chaque jour. Nous, personnels de l’Éducation Nationale, nous nous en prenons plein la gueule au quotidien. À propos des vacances, de la sécurité de l’emploi et d’avantages qui nous seraient soi-disant accordés. On oublie juste une chose sur les plateaux télé, dans les repas de famille où on se paye la tête des profs, dans la rue ou lors de certaines réunions parents professeurs un peu houleuses : la République tient grâce à l’École. Nous faisons vivre la République et ses idéaux, vous voulons croire à cette utopie, nous n’en démordons pas, au quotidien.

Je pense à la professeure de Français Langue Seconde qui enseigne notre langue au petit Nizar, réfugié albanais dont le père est incarcéré et dont la mère est logée à l’hôtel avec cinq enfants. Je pense à un professeur de philosophie et à une professeure de SVT qui organisent des débats de bioéthique dans un gros lycée de banlieue dans lequel j’ai travaillé. Je pense à tous les professeurs qui restent après les cours, pour discuter avec leurs élèves de façon plus informelle, de la question du voile, de la discrimination à l’embauche, de la guerre d’Algérie, de double culture, etc. Je pense aux jeunes filles avec lesquelles j’ai discuté car elles refusaient d’apparaître non voilées sur la photo de classe. Je pense aux pères que je n’ai pas reçus dans mon bureau car ils refusaient de me serrer la main. Je pense aux incidents que nous avons vécus dans les classes lorsque nous avons fait respecter une minute de silence après les attentats de Charlie Hebdo. Je pense aux dizaines d’adolescents que j’ai reçus dans mon ancien bureau de Proviseure adjointe de lycée professionnel industriel. Tous me disaient être Tunisiens, Algériens, Marocains, Turcs … Alors je leur demandais de me présenter leur carte d’identité : « Vous êtes né où ? À Toulouse ? À Lyon ? Et votre carte d’identité elle est … française. Donc vous êtes français. Ne laissez jamais personne vous dire que vous n’êtes pas Français. » S’ensuivaient des discussions passionnantes, apaisées. Ou alors je leur demandais quel était mon nom. Parfois ils ne savaient pas bien et ils retournaient lire la plaque apposée sur la porte de mon bureau. Mon nom n’est pas français. Je suis l’arrière-petite-fille de Giacomo et d’Orsolina qui ont été traités de sales macaronis une bonne partie de leur vie. Des sans-papiers qui fuyaient le régime de Mussolini. Je disais à mes élèves, je suis blanche mais j’ai également une double culture, comme vous. Soyez fiers de la vôtre.

Depuis deux jours je pense à cet homme qui a été décapité pour avoir été, jusqu’au bout, un éveilleur. A l’heure de l’individualisme, du repli communautaire et religieux, veut-on encore de nous ? Veut-on encore d’une école républicaine, libre de toute obédience et de toute confession, une école qui persiste à enseigner la liberté d’expression, qui fait respecter un règlement intérieur et qui n’en déroge pas ? Une école qui ne plie pas ?

Je suis en deuil, même si je ne sais pas exactement de quoi. Samedi j’ai envoyé un message à l’ensemble des personnels du collège qui se terminait par ces deux mots : ‘Nous tiendrons.’ Un professeur m’a remerciée et m’a répondu : ‘Nous tiendrons certes. Mais combien de temps ?’ »

Émilie : « Ce qui me rend malade, c’est de savoir à quel point mon collègue s’est senti seul »
« Je suis professeur des écoles et directrice d’une école maternelle. Nous sommes seuls. Les attentats, le COVID19, c’est seuls que nous gérons ces crises majeures. Les injonctions contradictoires sont permanentes, insupportables. Au-delà de la liberté d’expression bafouée ou de l’islam radical, ce qui me rend malade, c’est de savoir – car je le sais ! – à quel point mon collègue s’est senti seul pendant ces 11 journées et ces 11 nuits. Où est notre hiérarchie ? Qui nous protège, nous aide, nous soutient ? OU SONT LES MOYENS ? Nous avons besoin de moyens pour l’aide sociale à l’enfance, l’école, la santé. Pour éviter que des enfants de 18 ans en arrivent là. »

Christèle : « La loi du silence prime sur tout »
« J’enseigne depuis 21 ans, c’est la première fois que l’on me donne la parole, c’est grâce à vous ! C’est peut-être cela qui me saute aux yeux en premier lieu. Jamais l’institution ne m’a donné la parole en 21 ans malgré tout ce qui a été traversé. La loi du silence prime sur tout, les moments d’histoire collective, des émeutes aux attentats en passant par la pandémie, comme les moments d’histoire individuelle. Le suicide, la maladie, la mort, d’élèves, de parents d’élèves, de collègues sont aussi cachés. Tout est tu, tout doit être intégré par la communauté en silence et en vitesse. J’ai traversé beaucoup de ces silences institutionnalisés. D’ailleurs, je remarque que les bons moments sont aussi occultés. Il n’y a pas de parole possible pour remercier, voir ce qui a été bon, juste, beau.

En 2005, des élèves de notre collège ont mis le feu à un bus, blessant grièvement une personne handicapée qui n’a pas pu en sortir. Aucune parole de la direction quand ils ont été arrêtés, je l’ai su par une surveillante. J’étais jeune, c’était comme un immense échec pour moi qu’ils aient commis ce crime, comme si j’avais failli à ma mission, n’avais pas su les aider à grandir, à se responsabiliser. Après le silence, c’est la solitude la plus pesante. Nous étions seuls face aux classes dressées contre nous.

Des classes dressées contre nous aussi en 2015. J’ai un ami qui a dû se mettre en arrêt maladie car il ne supportait plus l’antisémitisme des élèves. C’est lui le premier qui m’a dit : « On pourra être tué pour ce qu’on enseigne. » Je ne l’ai pas cru à l’époque.

C’est très douloureux pour beaucoup d’enseignants quand des jeunes commettent l’irréparable, c’est une faillite collective, mais c’est aussi notre responsabilité d’éducateur et d’éducatrice qui est engagée. Nous nous demandons : comment en est-on arrivé là ? Est-ce que j’aurais pu empêcher que ces jeunes s’embarquent dans cette voie ? comment faire à l’avenir ? En 2015, je n’aurais jamais imaginé entendre des classes soutenir les terroristes.

Je garde peut-être une certaine fraîcheur grâce à ma naïveté, mais je continue de croire en la jeunesse. Vendredi soir, je faisais cours à des Terminales et je leur disais justement que j’avais confiance en leur génération, que l’avenir serait meilleur parce qu’ils sont plus conscients des oppressions, qu’elles seront abattues les unes après les autres. J’ai confiance en eux. Je ne suis pas du tout lasse de mon métier d’enseignante malgré les blessures. »

Hélène* : « L’écart de traitement entre le monde de l’entreprise et celui de l’école m’effare »
« J’étais chef de projet digital dans une grosse boite et je suis professeur des écoles depuis trois ans seulement. Je constate un écart de traitement entre le monde de l’entreprise et celui de l’école qui m’effare. Pas de moyens pour faire la classe (et je ne parle même pas l’argent personnel que nous dépensons pour nous équiper en matériel et livres…), pas de salaire motivant, pas de formation correcte (on est vraiment lâchés et on doit se débrouiller tout seuls), pas d’écoute et d’accompagnement de la part de notre hiérarchie, pas de médecine du travail… la liste est longue ! Si, à tout cela, on ajoute le prof-bashing réalisé par les parents, les médias, et même notre cher ministre…. Ça fait beaucoup ! Malgré tout, les profs aiment leur métier et les enfants qu’ils éduquent. Nous sommes enseignants, infirmiers, policiers, psychologues, cuisiniers, chanteurs, sportifs, poètes… Nous sommes unis et nous résistons. Nous savons l’importance de notre mission, car nous ne pouvons pas lâcher. Nous le devons aux enfants. »

Juliette* : « La montée des communautarismes m’inquiète »
« J’ai appris la nouvelle avec horreur, tout en pensant : « Ça y est, c’est arrivé. » Car nous sommes nombreux dans l’enseignement à ne pas avoir été surpris de l’évènement, même si nous avons été abasourdis. La montée des communautarismes m’inquiète. En 2015, après les attentats de Charlie Hebdo, j’avais dû recadrer des propos complotistes. J’avais été particulièrement marquée par les propos d’une élève : « Non, mais vous, les Français… » Je m’étais efforcée de lui rappeler qu’elle vivait dans ce pays, qu’elle y était née, qu’elle était autant française que moi. Régulièrement je suis obligée de faire ce rappel. Je leur dis que je comprends leur attachement à leur pays d’origine et leur volonté de garder des liens avec lui mais que leur cadre de vie, c’est la France. Donc il faut qu’ils acceptent eux aussi de participer à sa construction et au vivre ensemble. J’observe chaque jour dans la cour du lycée des regroupements entre personnes de mêmes origines et je suis effarée de constater cela.  Pourquoi ne se mélangent-ils plus ?

Beaucoup de professeurs évoquent le manque de soutien de l’institution et il est vrai que si la solitude du professeur devant sa classe est une forme de liberté, elle peut se révéler dévastatrice. Je me suis toujours dit qu’en cas de faiblesse psychologique, ce métier était impossible à tenir : il nous demande tellement de puiser dans nos ressources, d’avoir confiance en nous-mêmes. »

Marylou : « Nous sommes seuls »
« Quand je suis devenue professeure, je pensais que c’était le plus beau métier du monde. Aujourd’hui, je crois que seuls les enseignants le pensent encore. Nous devons faire face aux parents, aux différentes directions et à un ministère qui n’a que très peu de considération à notre égard. Souvenez-vous du mouvement « pas de vague » [hashtag lancé en 2018 pour dénoncer la violence dans les établissements et le manque de soutien de leur hiérarchie, à la suite de la diffusion d’une vidéo montrant un lycéen de Créteil braquant en pleine classe un pistolet à billes sur son enseignante]. Nous sommes seuls, seuls comme a pu se sentir Samuel qui avait pourtant porté plainte, en avait parlé. Mais qui l’a écouté ? »

5OT : « Je suis aussi inquiète pour mes élèves et mes amis musulmans »
« Je suis en colère. Cela fait des années que nous, qui sommes sur le terrain, avec les élèves, tirons la sonnette d’alarme et pointons du doigt ce qui dysfonctionne au sein de l’Éducation Nationale. À chaque fois, nous ne recevons que mépris de gens qui n’ont pas mis les pieds dans un établissement scolaire depuis qu’eux-mêmes y ont été élèves, qui ont des comptes à régler avec l’École parce qu’ils ont eu un vécu scolaire difficile, qui sont persuadés qu’enseigner est un jeu d’enfants, qui ont des préjugés sur ce qu’est notre métier… bref, nous avons face à nous des gens qui n’y connaissent rien. Je suis aussi inquiète pour mes élèves et mes amis musulmans, qui vont souffrir encore des amalgames et de l’islamophobie.

La photo de Samuel Paty que tu as postée m’a fait pleurer parce qu’on le voit dans sa classe, animé par l’envie de transmettre, de partager, de faire découvrir, d’ouvrir des portes, des horizons, de faire naître l’envie. Toutes ces choses qui font que j’adore mon métier. Je vis des moments extraordinaires avec mes élèves, j’apprends autant d’eux qu’eux de moi, du moins je l’espère, mais là, après ça et sept semaines de cours avec des masques, à ne voir que des tiers de visages (ce qui tronque le lien que l’on peut créer avec les élèves), je me sens vidée. »

Isabelle : « Sentiment d’impuissance face aux plateformes »
« Cet assassin, (tout) jeune adulte, faisait-il partie de ceux qui contestent ou – pire – de ceux qui ne s’expriment pas en classe (alors qu’en désaccord) lorsqu’est évoquée la liberté d’expression ? Est-il passé par une crise identitaire, bousculé entre des injonctions culturelles et religieuses de sa communauté et les réalités de notre société laïque ? Le mot communauté est polysémique. Il y a les communautés ethniques et religieuses, les communautés plus ou moins spontanées (activités de loisir, choix de modes de vie). Et puis il y a les communautés des réseaux sociaux, qui enrichissent par le partage de connaissances, de réflexions ou d’émotions, mais qui détruisent aussi par les appels au lynchage. Comment convaincre les plus jeunes si des adultes conflictualisent à dessein ? Sentiment d’impuissance face à ces plateformes qui n’ont pas supprimé les contenus haineux à temps.

Nada : « Samuel Paty a donné une leçon de tolérance »
« D’origine libanaise et issue d’une société où plusieurs confessions se partagent le gâteau, j’ai conscience que le vivre-ensemble ne se valide que si chacun respecte l’autre. La laïcité en France n’annihile pas une religion. Au contraire, elle est le garant pour la protéger de tout fanatisme. Feu Samuel a prévenu ses élèves musulmans qu’ils pouvaient sortir de sa classe. Il leur a donné une leçon de tolérance : au lieu de les obliger de suivre son cours sur la liberté d’expression, il a diversifié les lois à respecter, une loi pour ceux qui sortent, qui les protège contre tout malentendu, une loi pour ceux qui restent, qui justifie leur droit à la vérité et à la liberté. C’est plus qu’une pédagogie différenciée, c’est une ouverture à l’autre et une invitation à le respecter comme il est. »

Florence : « Devoir faire entrer des ronds dans des carrés »
« Cette abomination réveille en moi toutes les difficultés liées à ma vie professionnelle : j’adore mon métier, je vis pour mes élèves et pour rien au monde je ne ferais autre chose, mais j’ai continuellement, et depuis le tout début de ma carrière (j’ai fait en septembre ma 11e rentrée), le sentiment de devoir faire entrer des ronds dans des carrés. De devoir accompagner des jeunes vers la liberté et la réflexion au sein d’un système qui a des préoccupations essentiellement économiques et politiques bien opposées à ses proclamations officielles. De devoir faire appel à toute la force de ma « vocation » pour contrer les bâtons dans les roues des hautes sphères de décision. Les grandes déclarations de soutien à Samuel Paty et à l’éducation des politiques me révulsent : on ne peut pas prétendre éduquer à l’esprit critique sans soi-même tenir un discours nuancé et s’attacher à éviter toute forme de raccourci ou de propos binaire.

Ce qui prévaut donc aujourd’hui, c’est la tristesse infinie. Pour ce collègue et pour son entourage, évidemment. Mais aussi pour la situation dans laquelle nous sommes, qui me semble particulièrement angoissante, non parce que je crains pour ma vie (même si j’avoue que cela va certainement me faire réfléchir dans les temps à venir), mais surtout parce que j’ai l’impression que les ‘solutions’ proposées ne risquent pas de faire une grande différence sur le terrain. »

Mathilde : « Nous ne sommes que les derniers remparts »
« Une phrase m’accompagne toujours à chaque fois qu’un crime de ce type se produit. Elle a été citée par l’un de mes enseignants lors d’un cours sur les conflits religieux en Europe au XVIe-XVIIe siècle. Michel Servet est exécuté par les calvinistes Suisses pour avoir émis des thèses jugées hérétiques. Horrifié par ce que les hommes croient pouvoir faire au nom de la religion, l’auteur Sébastien Castellion écrit alors : « Tuer un homme, ce n’est pas défendre une doctrine. C’est tuer un homme. » Les extrémistes croient leurs idées si fortes qu’ils se permettent d’ôter la vie. Défendre les valeurs républicaines qui sont celles qui permettent de vivre ensemble, résister à la peur, à la colère, ce n’est pas seulement le rôle des profs d’histoire géo. Nous ne sommes que les derniers remparts. C’est à la société entière de s’emparer de ces valeurs, de les réapprendre, et d’y croire à nouveau, de les défendre. Ce n’est pas naïf, c’est notre seule force. Notre rôle à tous, profs et société unis. »

*Les prénoms ont été modifiés

Ce texte était à l’origine destiné Vous n’êtes pas encore abonné(e) à cette newsletter ? Vous pouvez vous y inscrire sur cette page

AILLEURS SUR LE WEB

Contenu proposé par Taboola

Commentaires

Votre commentaire sera publié directement et modéré a posteriori.

Aucun commentaire

L’auteur

Géraldine Dormoy


Café Mode a pour but de vous faire partager mon point de vue personnel sur la mode. Pas vraiment fashionista, je me considère plus comme une passionnée avide d'infos. La mode ne se limite pas aux vêtements, c'est un jeu, une discipline, une Histoire, un art de vivre. Parlons-en !

Géraldine Dormoy-Tungate, Responsable éditoriale Web de L'Express Styles
gdormoy@lexpress.fr

Illustration: Charlotte Molas

Voir mon profil

FAQ

Derniers commentaires
Archives

Retour vers le haut de page